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Un chant d'enfant

Un chant d'enfant

  1507568_10203096567765863_2105160783_n_003    Couverture_Un_chantt_denfant
 
21 juin 2017
 
A l'occasion du Masse critique proposé par Babelio, j'ai sélectionné ce roman, car son résumé m'intriguait un brin avec un bon potentiel steampunk à la française. Malgré une couverture qui ne m'a pas accrochée par son esthétisme, j'ai quand même décidé de lui donné sa chance. Heureusement la couverture ne fait pas l'histoire.
Dès la première page, l'auteur se démarque avec un long poème sensible et bien tourné, qui plonge immédiatement le lecteur dans le questionnement. On découvre cette cité étagée, cette mécanique bien huilée, avec ces rites et coutumes, sa sectorisation sociale, et son racisme latent. La poésie est omniprésente, et la plume de Raphael Gérard, fluide, avec un air mutin qui affleure.
Les chapitres courts insufflent un rythme régulier qui maintient l'attention du lecteur. Les différents points de vue des personnages qui se croisent dans cette cité, s'alternent, et permettent de découvrir un univers travaillé. Il y a Maëlle, la fillette qui travaille dans les mines, Vincenne, ce jeune homme de la maison des Dante, d'un statut beaucoup plus élevé sur l'échelle sociale, et bien sûr l'Errant des Limbes, auquel il est fait allusion dans ce beau poème du début, et qui est à la recherche de sa vie passée.