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Les écueils du recueil

Les écueils du recueil

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Mai 2015

Si vous aimez l’Afrique, ou si vous ne l’aimiez pas, il est l’heure pour vous de lire Les écueils du recueil. Et d’en revenir, de vos croyances.
L’Afrique s’y love.
Blottie, recroquevillée, apeurée, joyeuse tout autant.
Tristes réalités, pesantes destinées, bonheur devant les yeux.
Je vous invite à lire Karine Van de Velde.
Sinuosités de l’émotion, d’une femme, d’une artiste, d’une enfant.
Et le cycle, de la Terre, des saisons, des femmes broyant le manioc, et des hommes à l’ombre du pisé, de leurs peines et travaux, en chants et sourires jaunes du sable soulevé, se joue, à facettes, de nos raisons. Obscures migrations.
Et d’une pauvreté endémique, peinte à tous les sens du terme, vous voilà riche de mille mots et façons affriquées, en sortant de cette visite libre.
Entrée feutrée dans l’âge adulte, passage heurté d’un monde de vérités insoupçonnées à un monde véritable de soupçons révélés.

À la veille de me diriger vers le Sud, énigmatique destination, périlleuse et attirante à la fois comme une femme que l’on convoiterait, je relirai Karine (Van de Velde).
Je m’imprégnerai de tous ces écueils dressés dans ces pages comme autant de figurines en bois africaines, incantatoires, protectrices. Turgescentes attentes d’aventures drapées de soi, de toi.
Je me plongerai dans ces étoiles d’acajou, me suspendrai dans ces rappels surplombant l’Afrique éternelle, et noire caresse, répétition, bisbille à l’encre salée du littoral, et je partirai.
Je sais que tu m’attends, jeune Afrique. Oui Toi aussi, mon Frère, mon Double, mon Ombre, mon moi, armé d’un sacrificiel coutelas pour partager nos repas.
Et je te retrouverai.
Je serai déjà loin, bercé au balafon, et autres calebasses dressées sentinelles, habituées, et exténuées.
N’attendez plus, africanisez vos lectures en compagnie de Karine, Les écueils du recueil, éditions Langlois Cécile, 2014.

Jean-Marc Collet, 7 mai 2015

 

Mars 2015

"La présence d'un corps sublime et gracieux, quasiment toujours rêvé; la tendresse du cœur qui l'habite et celui qui le désir sans cesse, sont les deux principales matrices qui traversent "Les écueils du recueil" de Karine van de Velde. Un ensemble de textes poétiques qui ravivent le cœur, l'enflamment et en prennent secrètement, passionnément, possession. La fuite du temps s'arrête en un court instant, entre savane africaine et paysages désertique, désolés, invitants à un voyage mythique, empli de légende et de mystique. Une Afrique profonde, au-delà des clichés. Une Afrique intense et sobre. La complicité du texte avec les œuvres picturales traversées par une puissante et nostalgique poésie, prend possession de l'esprit du lecteur. Cette alternance texte/peinture illustre à souhait la réactualisation d'un Temps "aimable", aimant, "romantique", un Temps "révolu" ("hélas", mille et une fois hélas). "Révolu", certes, mais la force poétique du texte de Karine van de Velde nous invite à pénétrer, ce Temps, dans notre imagination, grâce à l'harmonieuse musicalité de ses mots qui nous prennent, nous saisissent avec force et nous subjuguent... Merci Karine.

Inta

"Un moment de plaisir et d’émotion
J’ai apprécié la lecture de ce recueil et les peintures qui l’illustrent.
Au fil des poèmes nous percevons la souffrance du poète après son départ de l’Afrique, la nostalgie qui l’envahit ; ce fut sans doute cette déchirure qui a donné naissance à la création.
Des sentiments conflictuels traversent les poèmes comme dans « Le Sagitarius qui me semble annoncer la mort du père et « la dépouille du navire « trouvera son écho dans « le nomade des côtes d’écume blanche d’Afrique « .A travers le tableau qui illustre « A mon père » il y a une symbiose qui s’établit entre les flammes dévoreuses et la souffrance du poète.
La mort du père est ressentie telle une déchirure semblable à celle provoquée par le départ de l’Afrique..
Mais si la nostalgie, la souffrance, la mort sont omniprésentes l’amour, l’espoir, l’amitié inondent les poèmes et les illustrations.
Ce que j’ai surtout aimé c’est la symbiose qui s’établit entre les vers et les thèmes des peintures.
Je recommande cet ouvrage à tous ceux qui veulent voyager par la pensée et le regard."

Régine P.
 

Février 2015

Voici un premier ressenti d'une lectrice:
"Je lis !la voilà, celle qui galope avec ses mots.
Mots tus, motus et verve de mots savants aux bousculades du dire
Ils se précipitent au palais de la beauté, généreux et piaffant du vivre! Jusqu'à la note qui s'étire et ce silence entre les virgules impérieuses
La couleur t'appelle au repos, à la valse lente
Là où la toile naît
Ce trait de pinceau, qui lui sait attendre, l'or des levants sur la dune barchan
Je te lis!
Une pure merveille
Et des impatiences
Sauf, tout sauf, dans le trait fin de tes mémoires.
A une amie dont le trait et les mots inspirent
A la générosité des mémoires latérite

Aux rochers des lagunes."
Nathalie B, février 2015