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Levantine

Levantine

couverture

Tout ce vide qui nous étreint.

Ce serait comme si, voulant peindre, l’artiste s’attachait à reproduire le vide, chemin faisant, à en oublier l’objet »
J’ai rencontré Jean-Marc Collet lors d’un café littéraire et d’amblée sa poésie m’a parlée.
On entre en poésie avec Jean-Marc, comme on entre dans un bateau pour un voyage sur une mer de mots, écris pour cacher d’autres maux.
Ce qui frappe au premier abord, ce sont ces phrases, saccadées comme autant de rafales, rafales de paroles, d’arme automatique.
Comme des ordres aboyés qui se revêtent de douceur.
On sent la nervosité de l’écriture, la richesse du vocabulaire qui nous renvoie à un miroir magnifique de la langue française.
On survole le monde, des champs et des hommes comme autant d’alphabet, paroles multi linguales, on sent le frémissement à l’idée de l’action.
Les poèmes de Jean-Marc se lisent comme un polar, comme un livre d’action, comme un doux roman érotique.
On se pose des questions, aussi entre poésie et philosophie.
On aime sa vision du monde, son amour de l’autre et en même temps on découvre un être pudique.
Pour moi un grand roman de la poésie, voilà comment je qualifierai ces magnifiques textes.

Karine van de Velde

Février 2015