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Rêves d'ailleurs

Rêves d'ailleurs

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Rêves d'ailleurs

Anne STIEN

 

Retours lecteurs

« Un peu de poésie à l’heure de l’écrasante puissance de la bêtise ». C’est avec cette phrase de Fabrice Luchini dans la tête que j’ai entamé la lecture de « Rêves d’ailleurs » avec le sentiment merveilleux d’ouvrir un tiroir à secrets. Envie de m’octroyer un plaisir simple, de profiter du présent, d’écouter le silence des mots, de rêver tout simplement. Envie surtout d’un instant de bonheur, d’un instant d’éternité. Les règles de la prosodie étant trop compliquées pour moi, je ne m’y suis guère attardé, préférant de loin me laisser bercer par la musicalité et le rythme des mots, me laisser envahir par l’émotion. Sans émotion, sans notion de partage, la poésie n’existe pas, elle reste hermétique, ennuyeuse et inaccessible pour beaucoup. La poésie d’Anne Stien me touche l’âme et le cœur parce qu’elle me fait vibrer, qu’elle me rappelle que je suis ouvert à la beauté, à la chaleur, que je suis vulnérable dans ma solitude et qu’elle réveille en moi des milliers de souvenirs. C’est un véritable cadeau.

« J’aime tant la lumière des petits matins bleus », écrit Anne Stien. C’est dense, c’est fort, c’est magique, ça donne des frissons. On ne peut qu’aimer ces petits matins bleus. Avec un peu d’imagination, on pourrait même entendre le tintement joyeux de cloches lointaines. J’ai particulièrement aimé : « Lettre à un inconnu » et... j’ai voyagé… tout en restant dans mon fauteuil.

Merci Anne. B. Dupuis

Aout 2015

 

“Tant de talent ! Prenez-lui quelques rêves pour vos nuits. Une poésie dont on se délecte sans conscience de lire.”

Emile Eymard (auteur de “Le bois vert et la cendre”)

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Peut-on en prose, parler de la poésie ?

En évitant la citation qui prend le risque de la déflorer et la paraphrase qui la détruit ?

C'est peut-être pour éviter l'écueil que les « spécialistes » discourent sur la qualité des rimes, le comptage des pieds et nomment les formes dûment répertoriées ?

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Lectrice ignorante des règles subtiles et des cadres qui régissent la poésie classique, je viens ici simplement pour m'étonner du plaisir que j'ai eu à lire les poèmes de ce recueil qu'Anne Stien vient de nous livrer.

D'où vient le charme des palais d'Imzir ? Tient-il à ses éclats soudains ?

Et celui de la ritournelle à l'Amant oublié-retrouvé se cache-t-il dans sa cadence ?

Et ces braises ravivées par le souffle de ce vent inconnu de moi que l'on nomme « Chergui » ?

Chacun de ses poèmes est un univers.

« Le rêve » m'enchante par son rythme syncopé et sa chute en forme de pied de nez

« Le lac » par ses évocations mi-miel, mi-fiel

« Le renard et la fauvette » s'est-il échappé d'un livre de Lafontaine ?

Suivent (ou précèdent), lyriques : « Les mouvances d'amour au cœur des monts bleutés. »

Cela se lit dans le désordre !

Le souvenir des vents, des pluies, des parfums, du noir des nuits et du bleu des matins servent de déclics aux évocations fugitives des bonheurs, des plaisirs et des regrets mêlés.

Mais ce que j'aime par-dessus tout, ce sont les associations insolites et mystérieuses, livrées sans mode d'emploi. À toi, lecteur, de les saisir et de les faire tiennes lorsque le cœur t'en dit :

J'aime :

 « La nuit m'a invitée

Sans la moindre épithète. »

« D'ores et déjà... je suis un ange, j'en porte le faix »

« J'ai croisé ton regard, belliqueux armistice... »

Et ce vers qui me semble résumer le recueil :

« Sentinelle d'amour, je survis sans rancune ».

Zut, je m'étais promis de ne pas citer !

Ne retenez rien de ce que je viens d'écrire. Il n'y a qu'une voie pour approcher la poésie : la lire soi-même et se laisser porter. Choisissez vos mots, vos phrases, les musiques qui vous touchent ; revenez plus tard sur ceux qui de prime abord ne vous ont pas parlé. La poésie ne se lit pas comme le journal, c'est une question, de jour, d'humeur, de disponibilité.

Monique Douillet.

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J'ai vraiment beaucoup aimé tes poèmes et mes préférés sont rêves d'ailleurs, Nature ensorcelante, Mont-Blanc, le Renard et la Fauvette et surtout Petite Musique de Chambre et très amusant Le précis Orgueilleux.
Quand aux textes poétiques, je les ai dévorés.
Mille mercis. 
 
Elisabeth J.